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Le contrat de professionnalisation est un tremplin vers l'emploi dans le commerce

Commerce de détail : 51 % des salariés en contrat de professionnalisation ont reçu une proposition d’embauche de leur entreprise d’accueil

« Le contrat de professionnalisation est un tremplin vers l’emploi dans le commerce. Ainsi, 51 % des salariés ont reçu une proposition d’embauche de leur entreprise d’accueil (75 % en CDI, 25 % en CDD) et 65 % ont accepté la proposition formulée en CDI (55 % en CDD). 58 % ont trouvé un emploi immédiatement après leur contrat de professionnalisation. » Ce sont les principaux résultats de l’étude publiée jeudi 28 juin 2011 par l’observatoire prospectif du commerce, destinée à identifier les bonnes pratiques et des pistes de travail pour optimiser l’utilisation et la portée du contrat de professionnalisation. « L’étude confirme la pertinence de l’alternance pour le recrutement durable des nouveaux employés du commerce mais aussi que des écueils récurrents subsistent pour améliorer le dispositif tant coté entreprise que côté jeune. Cette priorité s’inscrit pleinement dans le cadre du projet global Forco 2015 [1]que l’Opca va engager », estime Yves Georgelin, délégué général du Forco, l’Opca du commerce et de la distribution.

L’enquête montre également que 77 % des jeunes sont en situation d’emploi dans les premiers mois suivant le terme du contrat, 78 % des salariés en emploi ont été embauchés à temps plein, 83 % des parcours post-contrat de professionnalisation se déroulent dans les secteurs du commerce, dont 70 % à titre exclusif.

VERS UNE SÉCURISATION DES CONTRATS DE PROFESSIONNALISATION

L’enquête montre que « des progrès sont envisageables en matière d’accueil et d’accompagnement des salariés en contrat de professionnalisation pour éviter que près d’un tiers d’entre eux (28 %) ne mette fin à leur contrat avant son terme, essentiellement par démission (plus d’un salarié sur dix démissionne de son contrat de professionnalisation) ».

Ces ruptures s’expliquent le plus souvent par une « méconnaissance du monde du travail et des conditions d’exercice des emplois proposés du côté des jeunes ». Les centres de formation et les magasins de petites tailles reconnaissent « un défaut d’outils de recrutement performants ». En amont du recrutement, ils ne mesurent pas nécessairement la capacité et la motivation des candidats à s’insérer durablement dans les métiers du commerce.

En outre, l’accompagnement de proximité exercé par les tuteurs comme par les centres de formation n’est pas « toujours en mesure de prévenir les difficultés d’insertion ». Peu d’organismes de formation se rendent sur site une fois le contrat conclu, et la plupart des tuteurs, rarement formés à l’accompanement, exercent leurs missions sur un mode « affectif », de manière « instinctive ». Beaucoup restent « démunis » face à des situations de démotivation du salarié ou de relations conflictuelles.

Pour en savoir plus : www.forco.org

[1] Le projet « Forco 2015 » vise à adapter l’Opca aux nouvelles exigences induites par la loi du 24 novembre 2009 et aussi aux évolutions du marché de la formation professionnelle. Le projet visera notamment une amélioration des services rendus aux petites entreprises de moins de 10 salariés et le renforcement des services de proximité adaptés à la nouvelle section des 10 à 49 salariés avec notamment une implication renforcée des branches dans les politiques de formation professionnelle continue du fait des nouvelles règles de mutualisation.