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Recrutement : pour les trois quarts des recruteurs, la lettre de motivation n'est plus un critère de sélection (Wit Associés)

« 76,4 % des décideurs RH n’écartent pas une candidature qui n’est pas accompagnée d’une lettre de motivation. Et même si plus de la moitié des recruteurs (54 %) disent exiger une lettre de motivation afin d’étudier un dossier de candidature, 69 % ne prennent pas la peine de lire la lettre si le CV qui l’accompagne a retenu leur attention. En outre, seulement 23,5 % écartent la candidature si la lettre est absente. » C’est ce que révèle une étude publiée lundi 9 mai 2011, réalisée par le cabinet Wit Associés. [1]

Selon Rafaël Vivier, associé et coach au sein du cabinet Wit Associés, les lettres de motivation sont peu lues par les recruteurs car « la plupart sont des lettres ’type’ et ne présentent en ce sens aucun intérêt. Mieux vaut ne pas envoyer de lettre de motivation "type" et préférer une structuration autour d’un paragraphe ’standard’ explicitant le parcours et le cheminement ».

« Valeur sûre il y a une dizaine d’années, la lettre manuscrite a aujourd’hui un caractère désuet. » Seulement 28 % des personnes interrogées y attachent plus d’importance qu’à une lettre dactylographiée. 81 % ne privilégient d’ailleurs pas une candidature envoyée par courrier postal.

Fautes d’orthographe

Un seul élément semble conserver une grande importance dans la présentation de la lettre de motivation. Il s’agit de l’orthographe. En effet, 93,5 % des répondants écartent systématiquement la candidature si la lettre comporte trop de fautes. Sans lettre de motivation, 46,3 % des décideurs traitent la candidature et 30,1 % contactent le candidat pour en demander une. Ainsi, selon les auteurs, « envoyer une lettre de motivation est éliminatoire à 93,5 % si son destinataire ne la trouve pas à son goût alors même que 76,4 % des recruteurs n’éliminent pas un dossier sans lettre ».

[1] Étude menée auprès de 700 professionnels des ressources humaines (65 % décideurs RH et 35 % décideurs opérationnels) par le biais d’un questionnaire électronique en mars et avril 2011.