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Recrutement : 73 % des employeurs examinent un CV en dix minutes maximum (Robert Half)

En France, près des trois quarts (73 %) des recruteurs examinent un CV en dix minutes au maximum, et plus d’un tiers (35 %) écartent une candidature pour deux ou trois fautes. Ce sont les résultats d’une étude, menée par le cabinet de recrutement Robert Half en avril-mai 2010 auprès de plus de 2 400 managers (RH, financiers ou dirigeants) dans treize pays [1], sur la base d’un échantillon représentatif d’entreprises. L’étude, rendue publique jeudi 13 janvier 2011, souligne également qu’ « en France, près de la moitié des recruteurs (46 %) se ferait une première opinion en cinq à dix minutes », soit un score nettement inférieur à la moyenne.

Pour un premier avis sur le CV d’un candidat répondant à une annonce, certains recruteurs indiquent avoir besoin de plus de dix minutes. C’est le cas en Belgique (42 %), en Autriche (37 %) ainsi qu’en Italie (36 %). D’autres se font une première opinion en cinq à dix minutes, comme en Irlande (53 %), aux Pays-Bas ou en Allemagne (48 %) et en Espagne (47 %). « Certains, plus ’pressés’, n’ont besoin que de cinq minutes, à l’instar des recruteurs en France (27 %), ainsi qu’au Luxembourg (25 %) », constate Robert Half.

En outre, « avant que le CV n’ait été examiné en détails sur son fond, l’épineuse question des fautes se pose inévitablement ». Selon l’enquête, la tolérance des recruteurs « irait jusqu’à quatre ou cinq fautes, voire jusqu’à l’indifférence aux fautes ». En Europe, une candidature sera écartée pour « une faute, par 37 % des recruteurs allemands, 28 % des Autrichiens et 23 % des Italiens », « deux-trois fautes, par 35 % des recruteurs français, 31 % des Irlandais, 30 % de leurs homologues espagnols ou hollandais et 22 % des Autrichiens », « quatre-cinq fautes, par 20 % des recruteurs français, 19 % des Néerlandais, 16 % des Irlandais et 15 % des Belges », « plus de cinq fautes, par 10 % des recruteurs Irlandais, 6 % aux Pays-Bas et 5 % en Suisse », « alors que pour 56 % des recruteurs tchèques, 32 % des Italiens et 23 % des Autrichiens, ce critère n’est pas pris en compte ».

« D’une manière générale, la culture du CV minutieusement préparé demeure importante en France. Les fautes restent globalement mal acceptées, comme le montre l’étude. L’exigence du recruteur sera variable selon le profil recherché : le CV d’un comptable avec quelques fautes sera regardé avec beaucoup plus de tolérance que celui d’un responsable éditorial, car le recruteur analysera avant tout les éléments chiffrés, les exemples pratiques, … », observe Guillaume Colein, directeur associé de Robert Half International France.

[1] dont l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, l’Espagne, la France, l’Italie, l’Irlande, le Luxembourg, les Pays-Bas, la République Tchèque et la Suisse